
Pendant plus de cent ans, la comptabilisation des coûts a fait l’objet de plusieurs recherches dans le domaine de la comptabilité de management. Au début du vingtième siècle, les entreprises manufacturières produisaient de petites quantités de produits nécessitant des quantités similaires de services de support. Les coûts supplémentaires ne comptaient que pour une minime partie des coûts totaux.
Suite à la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs pays d’Europe ainsi que les États-Unis ont décidé d’apporter des modifications au modèle élaboré au début du siècle. En effet, les recherches au cours des années 1960 et 1970 furent beaucoup axées sur la modélisation de l’allocation des coûts ainsi que son caractère arbitraire.
Au milieu des années 1980, l’intérêt pour l’allocation des coûts fut réitéré suite à des résultats de certaines recherches. (Miller et Vollmann (1985)). Cela a mené au développement du concept de la comptabilité basée sur les transactions. Grands nombres de ses recherches furent effectués à ce sujet, en autre par Kaplan, Turner et Cooper. La comptabilité par activités sembla alors être la solution la plus appropriée pour corriger la distorsion des coûts des produits qu’engendrait le système de comptabilisation des coûts traditionnels. Lors de cette période, très peu de chercheurs questionnèrent cette découverte considérée comme étant une des innovations les plus importantes en comptabilité de management de la dernière décennie. De la fin des années 1980 au début des années 1990, le nombre de recherches sur le sujet prit de l’importance. L’ensemble des recherches porta sur le nouveau mode de calcul, sur l’implantation de la CPA ainsi que sur ses résultats. La CPA provoque un engouement et plusieurs entreprises l’implantent en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe. Non seulement permet-elle de gérer les activités, mais elle permet aussi de gérer les inducteurs de coûts. C’est au cours de cette période que l’« Activity-Based Management (ABM) » fait son apparition.
C’est au milieu des années 1990 que l’intérêt pour la CPA et l’ABM commence à décliner. En effet, parmi les nombreuses entreprises qui avaient décidé d’implanter la CPA, plusieurs ont de la difficulté à le faire et finissent par l’abandonner complètement. Suite à cette réalité, des stratégies ont été élaborées afin de faciliter son implantation. Pour ce faire, des praticiens ont tenté de développer des procédures et des logiciels pour faciliter l’implantation et des consultants ont créé des dictionnaires définissant les différentes activités. On essaya de lier la CPA et d’autres concepts en management.
Au début des années 2000, la CPA est sur une pente descendante. Des solutions aux problèmes fondamentaux de la CPA furent proposées, telle que de l’utiliser à des fins de budgétisation (ABB), dans la «full cost accounting», «idle capacity», la «attribute-based costing», «resource consumption accounting» et le «time-driven ABC», mais elle ne retrouva pas sa vigueur d’autrefois.
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